En mars 2010, l’Arcoxia®, un médicament de la même famille que le Vioxx®, produit par le même laboratoire Merck, est arrivé sur le marché français. Cet anti-inflammatoire non stéroïdien est indiqué pour soigner l’arthrose, les crises de goutte et la polyarthrite rhumatoïde.
Il fait partie des médicaments qui sont sur la sellette avec un suivi renforcé en raison de son appartenance à la classe des Coxibs, accusés de pouvoir augmenter un risque cardiovasculaire, tel qu’une hypertension artérielle, des œdèmes, une insuffisance cardiaque congestive, un taux de cholestérol élevé ou un diabète, sans compter le risque d’effets indésirables gastro-intestinaux, lors de la prescription associée à un Coxib.
En 2004, six ans avant la polémique sur le Mediator,
le scandale du Vioxx avait secoué le monde médical, et conduit le fabricant, Merck, Sharp et Dohme-Chibret (MSD), à
retirer cet anti-inflammatoire du marché après des études révélant qu’il augmentait les risques cardio-vasculaires, notamment d’infarctus. Visé par quelque 26 600 plaintes, le laboratoire, après s’
être défendu, s’est finalement résolu, en 2007, à
accepter un accord amiable indemnisant les patients à hauteur de 4,85 milliards de dollars (3,64 milliards d’euros).